QUIZ

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L’étude du phénomène de la rencontre interculturelle nous fait comprendre que l’expression non verbale joue un rôle mineur dans la communication.


Faux. D’après Mehrabian, dans une communication de personne à personne, c’est environ 93 % du sens qui est transmis par des indices non verbaux.

Les gestes de salutation sont parmi les rares comportements qui soient universels.


Faux.La plupart des gestes sont liés à la culture, qui constitue un des lieux d’expérimentation par excellence du principe de la relativité. C’est ce que nous laissent observer Licata et Heine (2012, p. 265) en prenant pour exemple les gestes de salutation : « … en Inde, il est fréquent de se saluer par le « namasté », en plaçant les mains jointes en position de prière sur la poitrine et en s’inclinant légèrement. Dans certaines régions d’Amérique latine, par contre, les personnes se saluent avec un « abrazo », il faut alors serrer la personne dans ses bras et lui donner des tapes chaleureuses dans le dos. Ainsi, simplement pour se dire bonjour, la distance interpersonnelle, le fait de se toucher ou pas, et la position du corps peuvent différer complètement d’un groupe culturel à l’autre. »

Licata, L. et Heine, A. (2012). Identité et relations culturelles. Dans Introduction à la psychologie interculturelle (p. 237-262), Bruxelles : De Boeck.

Le choc culturel est une notion indissociable du processus de construction identitaire.


Vrai. Selon Kalervo Olbert (1901-1973), anthropologue canadien d’origine finnoise, le choc culturel est généré par la perte de toutes les références, indices et symboles qui jalonnent nos interactions sociales et qui nous étaient familiers. Pour devenir enrichissante, cette expérience dépend de notre capacité d’adaptation et de régulation de nos émotions. Ces premières difficultés, une fois surmontées, nous mènent à la découverte de soi et de l’Autre, et permettent de voir le monde à travers de nouvelles perspectives.

Par définition, lors du processus d’adaptation au choc culturel, un individu traverse plusieurs états contradictoires, tels que l’enthousiasme et le désenchantement.


Vrai. L’expérience du choc culturel n’est pas essentiellement négative et difficile. Les étapes courantes d’adaptation au choc culturel englobent l’enthousiasme et la fascination; le désenchantement, les émotions contradictoires, la frustration et l’irritation; l’adaptation graduelle ou le rétablissement; l’acceptation et enfin, l’adaptation.

Les stéréotypes se définissent comme des images mentales fixes et généralisantes qui portent sur la réalité de l’Autre.


Vrai. Le stéréotype est un raccourci de la pensée, à la fois simplificateur et globalisant : il réduit une réalité à une formule et recourt à la classification. Le stéréotype tend à rassurer sur la cohérence du monde et permet de confirmer notre appartenance à un groupe.

Nous tenons trop souvent ces images comme représentatives de l’ensemble de la réalité, assignant aux êtres et aux choses une place qui nous semble « naturellement » la leur. C’est pourquoi ces représentations partielles sont une barrière à la bonne entente interculturelle.

Stéréotype et préjugé sont synonymes.


Faux. Les préjugés se nourrissent des stéréotypes. Un préjugé est un jugement sur quelqu’un, quelque chose, qui est formé à l’avance selon certains critères personnels et qui oriente en bien ou en mal les dispositions d’esprit à l’égard de cette personne, de cette chose. Exemple : « Je n’aime pas les Mexicains parce qu’ils ne sont pas ponctuels. »

L’image « publique » de soi (image positive de soi montrée dans une situation d’interaction) varie d’une culture à une autre.


Vrai. La variabilité culturelle, les variables individuelles, et les variables situationnelles influencent les préoccupations au sujet de l’image de soi en situation d’interaction, c’est-à-dire le désir de protéger son autonomie ou d’être accepté de l’Autre. L’image de soi est un prédicteur des styles de résolution de conflits employés lors des communications.

Dans un milieu de travail interculturel, le choc culturel ne survient pas chez un professionnel ayant développé une compétence interculturelle.


Faux. Le choc culturel peut survenir chez un professionnel ayant développé une compétence interculturelle. C’est la manière effective de surmonter ce choc qui lui permet d’affirmer sa compétence, c’est-à-dire la capacité de s’interroger sur le choc des valeurs vécu lors des rencontres interculturelles. Cette démarche est nécessaire afin d’adapter les pratiques et de surmonter les attitudes défensives.

Les professionnels bien formés sur les questions interculturelles sont mieux outillés parce que culturellement neutres.


Faux. Comme l’affirme Margalit Cohen–Emerique (2011) , l’approche interculturelle cerne le professionnel dans sa globalité, comme foyer d’élaboration de sens, en interaction avec un autrui individuel ou collectif, autre foyer d’élaboration de sens. Cette approche évite de considérer à tort les professionnels comme culturellement neutres, hors des rapports sociaux et sans fonction d’acculturation.

Cohen‐Emerique, M. (2011). L’interculturel dans les interactions des professionnels avec les usagers migrants. Alterstice, 1(1), 9-18.

Dans une langue, les mots ne sont jamais les simples traductions de leurs équivalents dans une autre langue : ils renvoient à des comportements quotidiens souvent radicalement différents.


Vrai. Apprendre une langue étrangère, c’est aussi apprendre la culture de cette même langue. Derrière la dimension linguistique des mots se cache une manière de dire et de penser les choses.